Comment facture un travel planner ?

Tu réfléchis à te lancer en tant que travel planner indépendant, mais forcément une des premières questions qui te vient à l’esprit c’est : “Ok, mais combien je facture mes services ?”

 

C’est normal. Tous les futurs planners passent par là parce qu’avant de se lancer on a besoin de se rassurer sur le fait qu’on va vraiment pouvoir gagner sa vie. Eh oui, les factures ne se payent malheureusement toujours pas en plaisir et en optimisme…

 

Le problème, c’est que beaucoup veulent fixer un prix avant même de comprendre le métier, les attentes des clients et la réalité du marché du tourisme. Résultat ? Ils adoptent des tarifs copiés sur un concurrent, une offre bancale, et une activité qui ne décolle jamais.

 

Facturer en tant que travel planner, ce n’est pas juste écrire un chiffre un peu au petit bonheur la chance sur ton site internet ou dans un devis. C’est savoir ce que tu proposes vraiment, à qui, et comment ton expertise aide tes voyageurs à organiser leur séjour. Ça demande de prendre en compte ton temps de travail, tes charges, ton niveau d’expérience, et surtout la valeur perçue de ton service par le client.

 

C’est pour ça que dans cet article, j’ai eu envie de te donner les bases : les différents modèles de facturation qui existent, les erreurs à éviter, et surtout la méthode pour fixer tes tarifs de manière professionnelle et rentable. Mais retiens une chose : définir le bon prix, c’est la fin du travail, pas le début.

Déterminer ses tarifs en tant que travel planner : par où commencer ?

Avant même de parler de prix, il faut bien comprendre une chose essentielle : en tant que travel planner, tu ne vends pas un vol ou une chambre d’hôtel (ça, c’est le rôle d’une agence de voyages). Tu vends ton expertise, ton temps et un service personnalisé qui aide les voyageurs à organiser leurs séjours de manière fluide, simple et sur mesure.

 

C’est pourquoi tes tarifs ne doivent pas sortir de nulle part : ils reposent sur plusieurs éléments concrets qu’il est indispensable de maîtriser pour que ton activité soit rentable et professionnelle.

Connaître ton client et ses attentes

Avant de fixer un tarif, demande-toi : “À qui je parle ?”
Un couple qui rêve d’un itinéraire détaillé pour deux semaines en Europe n’a pas les mêmes besoins (ni le même budget) qu’une famille avec trois enfants qui veut un séjour clé en main en France.

 

Comprendre le profil du client, ses habitudes de voyage, son budget moyen, et le temps qu’il est prêt à consacrer aux recherches, c’est la base pour proposer des services adaptés. Sans ça, impossible de facturer correctement.

Évaluer ton temps de travail et tes missions

Un carnet de voyage complet, avec itinéraire personnalisé, bons plans et activités, ce n’est pas “3 clics sur un site”. C’est des heures de recherches, de communication avec les clients, d’organisation et parfois de suivi avant le départ.

 

Il faut apprendre à chiffrer ce temps de travail :

  • 1 heure pour un appel découverte,
  • 5 à 10 heures pour les recherches et l’organisation selon la complexité,
  • quelques heures pour rédiger et mettre en forme le carnet de voyage…

Sans cette estimation, tu risques de sous-évaluer tes prestations et de travailler beaucoup trop pour un tarif qui ne couvre pas tes charges.

Prendre en compte tes charges et frais fixes

Facturer un service, ce n’est pas juste “encaisser de l’argent dans ta poche”. Tu as des charges à payer (URSSAF, cotisations, outils en ligne, site internet, assurances, frais bancaires…). Si tu oublies de les intégrer dans ton calcul de chiffre d’affaires, tu peux vite te retrouver avec une rentabilité quasi nulle.

 

Un bon réflexe : calcule tes coûts fixes sur l’année (site, logiciels, charges sociales, communication…), divise par le nombre de projets que tu vises sur l’année → ça te donne une idée du minimum par client pour atteindre un seuil de rentabilité.

Observer le marché (sans tomber dans la copie)

Regarder ce que facturent d’autres planners peut donner une idée des fourchettes de prix, mais attention : copier les tarifs de tes concurrents sans comprendre leur offre, leur expérience, ou leur positionnement est la pire erreur.

 

Ton objectif, c’est de trouver ta place dans le marché du tourisme :

C’est ton positionnement et ton marché qui dictent le prix, pas l’inverse.

 

En somme : pour savoir comment facturer, commence par comprendre ton client, mesurer ton temps de travail, intégrer tes charges, et analyser le marché. Le tarif n’est pas une “devinette”, c’est une construction logique.

 

Dans la partie suivante, on va voir concrètement les modèles de facturation utilisés par les travel planners (forfait, horaire, services à la carte…), avec leurs avantages et inconvénients.

Les modèles de facturation pour un travel planner

Une fois que tu as posé les bases (clients, temps de travail, charges, marché), reste une question clé : comment présenter tes tarifs ?
C’est là que le choix du modèle de facturation entre en jeu.

Forfait, horaire, services à la carte… chaque méthode a ses avantages et ses limites. À toi de choisir celle qui correspond le mieux à ton activité et à tes clients.

Le forfait : simple et rassurant

Le plus courant, c’est le forfait. Tu proposes un prix fixe pour un service précis : par exemple, “Création d’un carnet de voyage complet pour un séjour d’une semaine en France”.

 

Avantages :

  • Simple à comprendre pour le client.
  • Pas de mauvaise surprise à la fin.
  • Tu sais à l’avance combien tu gagnes pour ce type de projet.

Limites :

  • Si tu sous-estimes ton temps de travail, tu perds vite en rentabilité.

Difficile de couvrir tous les cas particuliers (les clients qui en demandent beaucoup plus, les projets complexes, la dernière minute, etc.).

Le tarif horaire : la flexibilité

Autre méthode : facturer au temps passé.

Exemple : 50 € de l’heure pour des recherches ou la mise en forme d’un itinéraire.

 

Avantages :

  • Plus juste pour toi si le projet est complexe.
  • Idéal pour des missions ponctuelles (recherche de vols, optimisation d’un itinéraire déjà prévu par le client).

Limites :

  • Peu rassurant pour le client, qui ne sait pas combien ça va lui coûter au final.

Ça peut donner l’impression que tu “factures chaque minute”, ce qui peut bloquer certains voyageurs.

Les services à la carte : personnalisation maximale

Tu peux aussi proposer une grille de prestations :

  • 80 € pour un itinéraire détaillé,
  • 150 € pour un carnet de voyage complet,
  • 30 € pour un conseil personnalisé par téléphone, etc.

Avantages :

  • Le client compose son offre selon ses besoins, ce qui lui donne un sentiment de liberté et de transparence.
  • Tu montres clairement la valeur de chaque mission.

Limites :

  • Ça peut vite devenir chronophage à gérer avec plusieurs petites missions.
  • Nécessite une communication hyper claire sur ce qui est compris dans chaque prestation (et ce qui ne l’est pas) pour éviter les malentendus.

Et les frais annexes ?

Pense bien à intégrer dans tes tarifs :

  • le temps passé en communication avec le client (appels, emails),
  • les éventuelles révisions demandées,
  • tes charges fixes (site internet, logiciels, cotisations URSSAF…).

Sinon, tu risques de proposer un prix “sympa” pour le client, mais pas viable pour toi sur le long terme. On en a parlé un peu plus haut donc normalement tu as déjà fait ce calcul mais beaucoup de personnes que j’ai en mentorat oublient trop souvent de facturer les “à côté”…

 

En somme : il n’y a pas de modèle parfait. Certains travel planners préfèrent les forfaits simples, d’autres mixent forfait + options à la carte. L’essentiel, c’est que ton système soit clair pour le client et rentable pour ton activité.

Les erreurs à éviter quand on fixe ses prix

Je vois encore trop souvent passer des avis de travel planners ayant cessé leur activité parce que “ça marche pas, les gens sont pas prêts à payer et moi je gagne pas assez pour me rémunérer.”.

Je tiens à te rassurer tout de suite, ce n’est pas parce que c’est leur expérience qu’elle est universelle. Beaucoup d’anciens apprenants de mes formations ont des activités florissantes depuis plusieurs années, donc c’est toujours à prendre avec des pincettes selon moi. D’autant que souvent, quand on développe un peu ce qui a coincé, on se rend vite compte que les tarifs avaient mal été calculés, soit par rapport aux charges, soit par rapport à la cible.

Trop de planners débutants se plantent parce qu’ils copient les concurrents, ou qu’ils “improvisent” leurs prix sans méthode.

Résultat : pas de rentabilité, une mauvaise image, et des clients qui ne comprennent pas ce qu’ils paient.

Voici les trois pièges que j’aimerais absolument que tu évites.

1. Brader pour “avoir ses premiers clients”

Au début, la tentation est grande : tu proposes un tarif ridicule, genre 50 € le carnet de voyage complet, parce que tu veux signer vite. Problème : tu donnes l’image d’un service bas de gamme et tu t’épuises à travailler des heures pour des clopinettes.

 

Fixer ses tarifs, c’est aussi se positionner sur un marché. Si tu brades, tu ne fais pas “un bon deal” à tes clients, tu leur envoies juste le message que ton service n’a pas de valeur.

2. Ne pas inclure son vrai temps de travail

Un projet client, ce n’est pas “juste” deux heures pour chercher trois hôtels sur les plateformes de réservation en ligne. Tu passes du temps à comprendre ses envies, à concevoir l’itinéraire, à comparer les offres, à préparer un carnet de voyage clair et à assurer le suivi. Tout ça, ce sont des heures de travail qu’il faut facturer.

 

Conseil : note le temps que tu passes sur chaque étape (recherches, organisation, communication, mise en page). Tu verras vite que ton service vaut bien plus que ce que tu pensais.

3. Manquer de clarté dans son offre

Autre erreur courante : annoncer un prix sans détailler ce qu’il inclut. Résultat : le client croit que tu vas gérer ses réservations, ou que tu es une agence de voyages. Mauvaise surprise pour lui, mauvaise réputation pour toi.

 

Sois clair : ton forfait correspond à ton expertise et ton accompagnement, pas aux frais de réservation. Explique les étapes, les livrables (itinéraire, carnet, conseils pratiques), et rappelle que le client garde la main sur toutes ses réservations.

 

Et si tu veux une méthode complète pour fixer tes tarifs de travel planner sans te planter, sache que tout est dans ma formation “Devenir Travel Planner”. C’est LA formation qui t’aide à passer du “bricolage maison” à une véritable activité rentable et professionnelle.

Fixer ses prix, ça s’apprend (et ça évolue)

Tes tarifs de travel planner ne sont pas figés dans le marbre. Ils doivent évoluer avec ton expérience, le type de clients que tu accompagnes, ta notoriété et la qualité de tes prestations. Plus tu gagnes en expertise, plus tu peux proposer des offres sur mesure à forte valeur ajoutée.

 

Mais pour ça, il faut comprendre le marché, ton positionnement (ce que tu vends, à qui, et pourquoi toi), et savoir défendre tes prix avec confiance. Parce que facturer, ce n’est pas juste mettre un chiffre sur une page : c’est construire une offre claire, cohérente, et un vrai business model qui tient la route.

 

Et c’est exactement ce que tu apprends dans ma formation “Devenir Travel Planner”.
Parce que oui, aimer et savoir voyager c’est une chose. Mais savoir en faire un métier rentable et durable, c’est une toute autre histoire…

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