Diplôme travel planner : spoiler, il n’existe pas pour l’instant (et ça n’est pas un problème)

diplome travel planner

Bon, je vais te faire gagner du temps de recherche sur Google : non, à l’heure actuelle, il n’existe pas de diplôme pour être travel planner. Zéro. Nada. Tu peux donc fermer les 15 onglets que tu as très certainement ouverts en parallèle de celui-ci.

 

Donc si quelqu’un te vend un « diplôme officiel pour devenir travel planner », tu peux repartir en courant, parce que soit c’est un abus de langage (et ça manque de professionnalisme), soit c’est carrément malhonnête (et ça, c’est non).

Maintenant que ce point est réglé, ne ferme pas tout de suite cet article pour autant. Parce que je devine ce qui te trotte dans la tête : « si ça n’existe pas, ça veut dire que c’est probablement encore un métier bidon, sans cadre sérieux, un truc d’influenceuse voyage qui monétise ses vacances » ?

 

Non. Absolument pas. Et je vais te montrer pourquoi, parce que je sens que tu es exactement le genre de personne qui a besoin de bien comprendre avant de se lancer, pas juste de « croire sur parole » tout ce qu’on veut bien te dire sur internet.
Bonne nouvelle : tu es au bon endroit, parce que je déteste le flou artistique et la malhonnêteté autant que toi.

Non, il n'existe pas de diplôme officiel de travel planner

Le seul diplôme reconnu par l’État dans le secteur du tourisme actuellement, c’est le BTS Tourisme. Mais attention à ne pas tout mélanger : ce BTS forme des agents de voyage salariés, pas des travel planners qui veulent une carrière freelance. Deux métiers avec deux réalités totalement différentes qu’il faut bien avoir en tête.

 

En gros, l’agent de voyage vend des produits touristiques déjà packagés par des tours opérateurs, avec des accords commerciaux bien précis derrière (confidence : il ne te propose pas toujours l’option la moins chère, mais celle qui rapporte le plus à l’agence, soyons honnêtes).

Le travel planner, lui, c’est un tout autre sport. C’est un métier d’indépendant, né avec l’envie grandissante des voyageurs d’être écoutés et d’avoir du vrai sur-mesure plutôt qu’un catalogue standardisé. Et comme ce métier est jeune (bien plus jeune que les référentiels de l’Éducation Nationale, on s’entend), aucun diplôme d’État ne lui correspond.

 

Ce n’est donc pas un manque de sérieux du métier, c’est juste que l’administration a bien souvent un train de retard sur les actualités du marché et du secteur parce que tout va très vite. Rien de bien étonnant finalement.

Ce que fait vraiment un travel planner (histoire de s'assurer qu'on parle bien de la même chose)

Petite mise au point, parce que j’ai déjà entendu « ah donc en fait tu organises tes propres vacances et tu recycles ton programme pour le facturer à des gens » (non, si seulement la vie était aussi simple..).

 

Un travel planner, c’est un conseiller en voyages indépendant qui prend le temps de comprendre les envies profondes de ses clients, pas juste « je veux du soleil », et qui construit ensuite un itinéraire entièrement personnalisé : destinations, hébergements, activités, logistique, budget.

 

La grande différence avec l’agent de voyages classique ? Un travel planner ne touche pas de commission sur un produit packagé. Il facture son expertise et son temps de recherche, directement à son client. C’est un changement de modèle complet, qui explique justement pourquoi ce métier ne rentre dans aucune case administrative existante.

 

Si tu veux vraiment être sûr de bien comprendre ce rôle en profondeur (et ne pas t’arrêter à cette version résumée en deux paragraphes), j’ai une masterclass gratuite entièrement dédiée au sujet. Et comme je suis généreuse, c’est offert par la maison ESEV 😉

Se former sans diplôme d'État : c'est recommandé, mais pas n'importe comment

Ok, mais du coup comment on se forme à un métier sans diplôme officiel ? Certainement pas en te contentant de suivre un compte Instagram te promettant qu’en visionnant sa série de « 10 vidéos gratuites pour devenir un expert du voyage sur-mesure » ça va suffire. Désolée de briser le rêve, mais non, c’est loooooiiiiin d’être suffisant.

 

Ce qui compte, c’est de trouver une formation professionnelle (et j’insiste sur ce mot) qui respecte un cadre légal sérieux, même sans diplôme d’État à la fin, parce qu’au-delà du secteur plutôt agréable du métier il y a de nombreux aspects légaux à bien maîtriser pour exercer en toute conformité.

Concrètement : un organisme enregistré avec un numéro de déclaration d’activité, idéalement une certification Qualiopi (et attention, pas juste le mot « certifié » balancé sur une page de vente sans aucune preuve à part l’audace d’un copywriter), un contrat clair, un droit de rétractation, etc. Mais aussi et surtout, un véritable accompagnement humain par une personne compétente et cohérente. Parce qu’apprendre un métier qui base son essence sur le conseil et la relation client en regardant des vidéos tout seul dans son salon sans jamais avoir de retour sur ton travail, c’est un peu comme apprendre à nager en regardant des tutos YouTube depuis ton canapé. Ça peut donner une base théorique, mais autant te dire que tu vas boire pas mal de fois la tasse une fois lancé dans le grand bain. Et crois-moi, ça ne sera pas une partie de plaisir…

Le salaire d'un travel planner : attention à ce que tu lis, et à ce que ça signifie

Chiffre d'affaires vs rémunération : une différence primordiale à bien avoir en tête

Eh oui, j’ose les sujets « sensibles » parce que je sais que c’est sûrement LA question qui vient en tête quand on réfléchit à se lancer/se reconvertir, et c’est normal.

 

Donc retiens bien une chose : quand tu es indépendant, tu n’as plus de salaire, tu as un chiffre d’affaires qui te permet de te rémunérer chaque fois à hauteur de ce que te permet ta trésorerie, une fois tes cotisations et tes charges enlevées. Et ta rémunération réelle, elle, elle dépend de plusieurs facteurs : ton prix de vente, ton nombre de clients, et ta stratégie globale (cible, temps passés, frais à rentabiliser, etc.). Si tu factures 500€ une prestation avec une marge nette de 20%, fais le calcul : il te faut pas mal de clients réguliers pour te dégager un revenu confortable voire juste correct chaque mois.

 

Donc devenir libre et rentable en te lançant à ton compte ce n’est pas automatique, ce n’est pas magique, et surtout, ça ne tombe pas du ciel le premier mois.

Pourquoi "3000€ après un mois de formation" c'est du grand n'importe quoi

Alors quand je vois des promesses genre « gagne 3000€ dès ton premier mois grâce à cette formation », excuse-moi mais je ris (nerveusement). L’entrepreneuriat n’est pas une science exacte, et personne, absolument personne, ne peut te garantir un chiffre d’affaires précis en un laps de temps précis. Ni moi, ni personne d’autre.

 

Parce que ça dépend de plein de choses comme ton marché, ton positionnement, ta communication, ta capacité à te faire connaître, et d’une bonne dose de travail (le vrai qui met concrètement des choses en places, pas le lifestyle à base de cafés lattés et d’un joli carnet à côté d’un MacBook dans un coworking et… c’est tout.).

Est-ce que tu peux bien vivre de ce métier ? Oui, complètement, j’en suis la preuve vivante parce que j’ai été Travel Planner plusieurs années et nombre de mes apprenants en sont aussi la preuve. Mais il faut comprendre comment, avec quelle stratégie de prix et quel volume d’activité.

 

D’ailleurs j’ai fait une vidéo YouTube entière là-dessus si tu veux des vrais chiffres plutôt que des promesses et des montants sortis du chapeau…

Se lancer en reconversion : une situation à part qui nécessite d'être bien préparée (et accompagnée)

Si tu es en pleine réflexion de reconversion vers ce métier, j’ai un truc important à te dire, et je te le dis avec toute la douceur et l’empathie possible : prends ton temps.

 

L’entrepreneuriat n’est pas une thérapie. Ce n’est pas non plus un pansement pour guérir les blessures d’un salariat qui te pèse. Si tu sors d’un burn-out ou d’une période professionnelle compliquée, sache que monter sa propre activité est stressant AUSSI, juste différemment. Personne n’échappe au stress en changeant de statut, désolée de te l’annoncer.

 

Ce qui compte vraiment avant de te lancer, c’est de savoir clairement ce que tu veux construire : quel type de clientèle, quel positionnement, quelle organisation de vie tu recherches pour mettre tout ça en œuvre dans les meilleures conditions possibles. Les entrepreneurs qui durent dans le temps ont un point commun : ils savent faire des choix, les assumer, tenir bon quand ça devient difficile, et surtout accepter de se remettre en question sans en faire un drame existentiel.

 

Et pour être totalement honnête avec toi : l’entrepreneuriat ça ressemble rarement à quatre heures de travail par jour depuis une terrasse en Toscane. Au démarrage, tu vas travailler. Beaucoup. Il faut investir du temps, de l’énergie, un peu d’argent aussi. Ce n’est pas toujours ce qui est mis en avant parce que ça fait moins rêver. Mais si tu t’accroches, avec une vraie stratégie et une formation professionnelle sérieuse, ça peut littéralement transformer ta vie professionnelle.

 

Moi, je ne regrette pas une seconde mon propre virage. Premièrement en tant que travel planner puis en tant que formatrice pour les travel planners. Et pour avoir été littéralement à ta place, je fais une priorité au fait de te dire la vérité, même quand ça veut dire que ça peut te faire hésiter ou te rendre compte que ça n’est peut-être pas fait pour toi. Je te demande de l’honnêteté envers toi-même et du courage pour te lancer dans ma formation, alors j’estime que je te dois la même chose.

Bon, parlons peu parlons bien, ce diplôme de travel planner ?

En résumé, il n’existe pas de diplôme officiel pour devenir travel planner aujourd’hui, et c’est aussi très bien comme ça. Ce qui existe, en revanche, c’est un vrai métier de conseil, exigeant, avec de vraies compétences à développer, et des formations professionnelles sérieuses pour t’y préparer, à condition de savoir les repérer parmi la quantité de solutions plus ou moins pertinentes qui te sont proposées sur tous les canaux de communication.

 

Moi j’ai tendance à dire que le savoir c’est le pouvoir, donc si tu veux te confronter concrètement à la réalité de ce métier avant de te lancer dans quoi que ce soit, je t’invite à découvrir le Replay de l’Immersion Travel Planner, un de mes formats phares.

Tu y trouveras certaines de mes vidéos de formation pour te donner un aperçu de ma pédagogie, des témoignages de travel planners qui ont vraiment sauté le pas et qui te racontent leur parcours, et à 7 lives FAQ et mindset où je viens challenger tes croyances et t’aider à te sentir légitime sur ce projet qui t’enthousiasme sûrement autant qu’il t’effraie.

 

Pour en savoir plus, c’est par ici que ça se passe :

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